Les 10 principes clés de la « négociation raisonnée » de Harvard


Deauville, le 9 octobre Ensemble depuis Le rôle du négociant Séminaire A. Il fallait développer beaucoup de technologie.

Menu de navigation


Il n'y a donc pas de linéarité dans le développement. Il s'agit là de mettre fin aux causes du sous-développement. La principale cause est le transfert du surplus économique des pays du sud vers les pays du nord. Après les indépendances, ce transfert s'opère par le rapatriement des bénéfices des investisseurs vers le nord, mais aussi par le service de la dette. Deux autres canaux de ce transfert sont la détérioration des termes de l'échange et la fuite des capitaux les élites locales qui placent leur argent dans les pays du nord.

Cette école est née en Amérique latine dans les années Cette commission devient le laboratoire de la naissance des théories de l'indépendance. D'après cette théorie, le monde est divisé entre un centre et une périphérie. Les pays développés sont au centre et commandent l'ensemble des deux cercles.

Les économies périphériques sont marquées par le dualisme et par une production peu diversifiée. Les économies du centre se caractérisent par des structures de production homogènes et par une production très diversifiée. C'est parce que les économies du Sud sont hétérogènes et peu diversifiées que celles-ci sont extraverties en direction du centre. C'est donc la domination extérieure qui a produit le sous-développement. Cette théorie a beaucoup marqué les années et Samir Amin , C.

Dans les années , la périphérie dégage de meilleurs profits en raison de la dégradation des termes de l'échange. Ces termes de l'échange se sont détériorés en faveur des biens manufacturés.

Ceux-ci peuvent se détériorer de manière très brutale. Par exemple, la Côte d'Ivoire était le premier exportateur de cacao dans les années En , il y a détérioration brutale du prix du cacao. Ceci a eu pour conséquence de rendre difficile le remboursement de la dette. Il arrive aussi que les termes de l'échange s'apprécient momentanément. La modification des termes de l'échange est en dents de scie avec une tendance vers la détérioration.

Dans les années , la grande revendication des pays du sud est l'arrêt de la détérioration des termes de l'échange. La détérioration s'explique par la faible capacité de négociation des pays du sud. Les prix sont fixés par les places financières extérieures. Du fait de la raréfaction des matières premières, on se demande si les termes de l'échange sont en train de s'apprécier. Dans la théorie dépendantiste, les pays du Nord restent le modèle à atteindre mais le moyen est la rupture des rapports inégaux entre le sud et le nord.

Les années — sont caractérisées par l'industrialisation. Celle-ci est considérée comme la voie royale vers le développement selon le modèle de l'Europe et des États-Unis. L'URSS porte cette conviction. Le surplus paysan a été prélevé dictatorialement en faveur l'industrialisation. En suivant le modèle de l' URSS , la consommation est sacrifiée au profit de l'accumulation de capital permettant les investissements nécessaires à l'industrialisation. À la fin des années , on se rend compte que la croissance économique n'implique pas le développement social.

Les paysanneries des pays du sud ont été négligées au profit des industries qui étaient considérées comme la seule voie menant au développement selon le modèle de développement de l'occident et de l'URSS. Dans toutes ces théories, l'industrialisation des pays sous développés est une étape obligée sur le chemin du développement.

Cette stratégie, plutôt prônée par l'école dépendantiste, a été préconisée principalement par Gérard Destanne de Bernis , sur la base des analyses de François Perroux et de l'expérience des pays de l'Est. Par exemple, la présence de minerai de fer et de charbon favorise l'implantation d'une aciérie, qui permettra de développer par la suite une industrie automobile, etc.

Certains pays n'ont pas suivi ce modèle impulsé par la création d'industries lourdes. On commence par exemple par implanter une fabrique de t-shirts, puis une industrie de tissage, puis des filatures de coton ….

Cette méthode est plutôt prônée par les écoles libérales. La République populaire de Chine , qui avait au début misé sur le développement des industries lourdes s'est tournée avec succès vers la promotion d'industries d'exportation légères. Mais d'autres pays se sont heurtés à la concurrence qui a limité leur capacité d'exportation.

Dans les années , le sous-développement apparaît comme une conséquence de la faiblesse de l'épargne locale. Dans ces conditions, où trouver de l'argent pour financer la transition vers le développement? Rostow pensait que l'aide extérieure était une nécessité. Cependant, cette aide devait s'arrêter après que les pays sous-développés auraient atteint le développement.

L'aide au développement est arrivée très tôt, parfois même avant les indépendances plan Constantine pour l'Algérie, caisse centrale de la France d'outre-mer. Dans cette période, les théoriciens sont optimistes et pensent que le développement sera mené en 10 ou 15 ans. Aujourd'hui, l'aide extérieure s'est rendue indispensable et sa suppression n'est pas envisageable. On peut aussi trouver de l'argent en interne, comme dans les théories de Lewis économie duale.

Ceci peut se faire par la dégradation des termes de l'échange à l'intérieur même du pays. L'état achète par exemple peu cher la production agricole aux paysans, et la revend plus cher sur les marchés internationaux. L'état prélève ainsi un bénéfice permettant de financer l'industrialisation. Dans les théories marxistes d'accumulation primaire de capital, le prélèvement du surplus paysan est un point central Preobrajenski. Dans les théories capitalistes, le surplus est prélevé par le secteur privé.

Dans les théories marxistes, le surplus est prélevé par l'état. Dans les années , on se rend compte que les théories du rattrapage ont un impact très limité sur la réduction de la pauvreté. C'est l'échec de la théorie de la percolation de la croissance.

Cette prise de conscience marque la naissance des théorie de réduction de la pauvreté. La question de la pauvreté commence à se poser en Cette année-là, la république populaire de Chine est proclamée. Cet évènement est une conséquence directe de la pauvreté extrême dans laquelle se trouvaient les Chinois. Le bloc de l'ouest commence à avoir peur d'un effet domino entraînant sur la voie du communisme de nombreux pays pauvres, et décide donc de lutter contre la pauvreté reforme agraire en Corée et à Taiwan par exemple, ou révolution verte en Inde et aux Philippines.

Cependant produire est un chose, avoir l'argent pour pouvoir acheté la nourriture ainsi produite en est une autre. Ce volet de la consommation n'est pas traité à cette époque. La question de la pauvreté en tant que telle arrive donc sur le devant de la scène dans les années Beaucoup de théoriciens disent que les grandes famines en Éthiopie ne sont pas la conséquence de la seule sécheresse mais aussi une conséquence du facteur humain.

Pour pouvoir lutter contre la pauvreté, il faut pouvoir la mesurer. Cette remise en question de la pertinence du PNB s'inscrit dans une question plus générale: Les questions de développement s'affranchissent donc du secteur économique. L'IDH est un indicateur composite permettant d'avoir une mesure de la pauvreté en tenant compte des parités de pouvoir d'achat et des inégalités.

Dans les années commencent à naître les ONG. Ces organisations commencent à poser des questions aux états:. La question de la pauvreté connaît une véritable éclipse dans les années avec un retour en force du paradigme libéral jusqu'au début des années Les années sont un tournant.

À la suite des chocs pétroliers , le monde entre en récession et tous les prix des matières premières s'effondrent hors pétrole. Sous l'autorité du FMI , les pays du Sud procèdent à des ajustements structurels. Il s'agit là d'assainir les finances des états endettés pour les rendre solvable.

Un assainissement du train de vie des états était nécessaire, mais les politiques d'ajustement ont été conduites au détriment de la population et de la lutte contre la pauvreté. Ce retour en force de la libéralisation de l'économie mondiale est toujours d'actualité aujourd'hui. Nous sommes dans une société à socle néo-classique. À partir des années , il devient de plus en plus évident que quelque chose cloche dans les modèles de développement ne prenant pas en compte l'environnement.

En , le livre Halte à la croissance? Cet ouvrage met en évidence l'impossibilité de suivre encore longtemps le modèle économique ayant cours à l'époque, un modèle conduisant à l'épuisement des ressources.

L' ONU réunit à Stockholm le premier forum sur l'environnement. On commence à parler d'éco-développement Ignacy Sachs. Le but de l' écodéveloppement et de concilier l'économie, le social et l'écologie. Dans ce cadre la croissance doit être un outil pour atteindre la justice sociale et respecter les équilibres environnementaux. Dans les années , la menace se concrétise à travers plusieurs incidents technologiques comme les catastrophes de Tchernobyl et Bhopal.

Le rapport définit le concept ainsi: Deux concepts sont inhérents à cette notion: Le 5 mai , la convention de Bâle entre en vigueur. Celle-ci a pour but de réglementer et de limiter la circulation des déchets toxiques dans le monde et entre le Nord et le Sud. En , le sommet de la Terre de Rio lance l' Agenda 21 et met un place la convention sur le climat ainsi que la convention sur la biodiversité. En est ratifié le protocole de Kyoto.

Le développement durable peut être défini par le fait d'atteindre le bien-être de l'humanité sans compromettre celui des générations futures. C'est donc un concept de solidarité inter-générationnelle et trans-générationnelle. D'après les théoriciens du développement durable, il devient urgent de renverser les équilibres prévalant depuis la révolution industrielle.

Les vieux pays du Nord doivent ralentir leur croissance avoir un comportement plus sobre. Le Sud peut garder une forte croissance mais doit en changer le contenu. Depuis que le paradigme sur le développement fut introduit [ 4 ] , il s'est accompagné d'une réflexion sur le concept de développement.

Skip to main content. Log In Sign Up. Brevets de médicament, luttes pour l'accès et intérêt public au Brésil et en Inde. Dans ces deux pays en développement, les inventions pharmaceutiques étaient alors considérées comme des biens largement publics et elles étaient librement copiables.

Cette exclusion de la brevetabilité était doublement 1. Pour la partie indienne Sahu1 ; Lanjouwe ; Scheer, Watal Pour le Bré- sil, sur les politiques de développement industriel autonome, Loyola La politique de santé fondée sur la distribution gratuite des trithérapies se heurte aux nou- veaux brevets de médicaments et au renchérissement du prix des molécules. Des luttes se multiplient au Brésil au début des années pour faire jouer toutes les flexibilités des lois et des accords internationaux sur la propriété intellectuelle des médicaments.

Ces luttes sont plus récentes en Inde, mais se diffusent rapidement. Dans les deux pays, on voit émerger des luttes pour limiter les monopoles sur les médicaments. On observe dans les deux pays un phénomène de démocratisation du droit de la propriété intellectuelle à la faveur des débats publics, des procès et des oppositions. De nouveaux acteurs investis- sent ce champ juridique spécialisé, en apprennent les règles et les procédu- res, interviennent pour en modifier les standards. Il se forge également de nouvelles problématiques lors de ces conflits: Nos travaux sur les conflits sur les brevets, les médicaments et la santé publique mobilisent deux types de sources: Mais ces personnes fondèrent des ONG, et elles commencèrent immédiatement à faire pression.

Les chimistes du laboratoire fédéral de Rio de Janeiro évaluèrent les échantillons produits par les deux laboratoires. Labogen développa la 4. Elle achète les matières premières en Inde et développe ensuite 5 étapes de la synthèse pour produire le principe actif.

Au total, six laboratoires publics produi- ront huit ARVs génériques. Et nous y sommes entrés par sollicitation de Farmanguinhos, selon notre accord avec Farmanguinhos, cet accord de 82 qui est encore valide. Entretiens et visite du laboratoire, avril Entretiens avril , Itapira. En , il fut transformé en laboratoire de production de médicaments.

Entretien à la Nortec avril et avril Leurs programmes de production et de recherche sont directement commandés par les objectifs de santé publique et les demandes du Ministère de la santé. Troisièmement, les firmes privées ont reçu des solli- citations directes du Ministère de la santé ou du laboratoire fédéral pour développer telle ou telle synthèse, le cas échéant pour préparer des décisions de licence obligatoire.

Quatrièmement, des échanges et des accords de coo- pérations ont associé les producteurs privés de principes actifs aux laboratoi- res publics qui produisaient les médicaments finals. Ces stratégies de copie des ARVs, du moins de la première génération des ARVs, sont permises par le statut non brevetable des substances pharmaceu- tiques au Brésil depuis En , la loi exclut les substances pharmaceutiques des brevets.

En , le gouvernement étendit la non brevetabilité aux procédés de production pharmaceutiques. Les généri- ques brésiliens provoquèrent une forte diminution des prix des ARVs. Economics of Aids and access to HIV care. Issues and Challenges for developing countries, Paris. Issues and Challenges for developing countries, op. Issues and Challenges for developing countries, Paris: Il lui faudra aussi reconstituer les procédés de synthèse des principes actifs ainsi que les technologies de for- mulation des médicaments.